| Statut de la proclamation des deux attestations La profession de foi consiste à proclamer oralement : « Il n'y a de dieu qu'Allah et Mohammad est le Messager d'Allah ». « lâ ilâha illâ Allah, Mohamadun rasûlu Allah » Prononcer cette formule est une condition indispensable pour appliquer au Musulman toutes les qualifications légales se rapportant à la gestion de sa vie terrestre. Ainsi, il peut contracter mariage avec une Musulmane, présider l'office de la prière. Il a droit à la prière des morts et d'être enterré dans les cimetières musulmans. Si pour une excuse valable, il ne peut pas prononcer cette profession de foi (s'il est par exemple muet), ou s'il n'a pas pu la prononcer parce qu'il est mort juste après avoir cru avec son cœur, il a mérité le salut auprès d'Allah Taala. Mais, s'il avait la possibilité de la prononcer et qu'il disposait de temps suffisant pour le faire et que, malgré cela, il ne l'a pas fait par pur entêtement, cela est de la mécréance et on ne tient pas compte de son credo intérieur. Mais, s'il a agi ainsi par crainte pour sa vie, sa foi est valable puisque Allah Taala a dit à ce sujet : « ...sauf celui qui a été contraint tandis que son cœur est plein de la sérénité de la foi. » (Sourate 16, verset 106) Quant à celui qui, parmi les convertis, n'a pas prononcé la profession de foi sans qu'il y ait de raison, mais qui croit fermement, en son for intérieur et est confiant dans la religion d'Allah et dans ses directives, l'avis des théologiens le plus accrédité est qu'il trouvera son salut auprès d'Allah Taala ; même si on ne lui accorde pas le statut de Musulman dans ce monde d'ici-bas, parce qu'on ne dispose d'aucun élément prouvant sa conversion ! Quant aux enfants nés de parents croyants, ils sont eux-mêmes croyants même s'ils n'ont jamais prononcé la profession de foi, sauf s'il apparaît dans leurs actes et attitude une incompatibilité avec la foi. Exposé de certains comportements et attitudes incompatible avec la Foi, et l'invalidant
La Loi islamique a mis en garde contre les choses qui ne concordent pas avec la foi, et qu'elle a jugé suffisantes pour excommunier celui qui s'y adonne. Exemples : le fait de se prosterner volontairement devant une idole ; de dénigrer la religion, ses sources, ses dogmes et ses législations tels que le Saint Coran, la Sounna du Messager, la foi en Allah et en Ses Messagers ; de mettre en cause des prescriptions légales et des interdits d'Allah ou des obligations cultuelles (comme la prière et le pèlerinage) ; le fait d'injurier l'une de ces choses, de prononcer des propos mécréants et autres choses pareilles ; tout cela, et tout ce qui lui ressemble, est de la mécréance. C'est ainsi qu'on qualifie de mécréant celui qui traite de mensonge l'une des références parfaitement authentifiées de la législation islamique, comme les versets du Coran et les hadîth de réputation indiscutable ou celui qui s'est permis une chose dont l'interdiction est confirmée et repose sur une preuve irréfutable comme le crime, l'adultère et le vol. Tout cela met en cause la foi et la soumission exigée pour que l'on soit qualifié de croyant et de musulman.
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